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Versailles vu du ciel

Vertige imminent – Versailles vu du ciel

Lorsqu’on vous parle de Versailles, on pense Château, Histoire, jardins, ce grand Louis, ces trois avenues qui rayonnent en éventail depuis la Place d’Armes. La Cité Royale nous est contée depuis le ciel sur le titre aérien intitulé Bob, extrait de l’album Making Love & Climbing et signé par le groupe électro-pop versaillais Saint Michel. Un film qui nous offre 5 minutes d’images à la beauté géométrique et un air plus que planant « De la pop en apesanteur pour cosmonautes en dérive » dixit Les Inrocks. Un groupe qui a déjà conquis la ville et plus encore, s’étend hors-frontières. Les prises de vues aériennes dévoilent l’intégralité et l’unité du territoire versaillais conçu par Louis XIV et André Le Nôtre. Vu d’en haut, les liens entre la ville et son château deviennent étroits : de part et d’autre de la chambre du Roi, les perspectives, les avenues et les allées, les bosquets et les places se répondent. Ces nouveaux aperçus réalisés par la Ville de Versailles mettent en évidence un plan régulier, strictement ordonnancé de manière à laisser entrer la nature et la …

Au comptoir des créateurs, boutique éphémère inspirée

Ce qui me plaît dans l’éphémère c’est ce vent de changement, ces idées qui bouillonnent et se renouvellent sans cesse. Quatre boutiques éphémères à l’actif de la créatrice Marie-Charlotte Capolongo que l’on retrouve avec plaisir dans le triangle d’or de Versailles au 33 rue de la Paroisse. La boutique offre un  espace à chaque étage où l’on déambule au gré des trouvailles : paniers d’osiers pour ranger ses trésors, bijoux fins, petites cartes origamis confectionnées par Louise son acolyte, vêtements pour enfants au liberty expressif, fragrances à créer, de jolis articles qui feront l’objet de cadeaux pour les pannes d’inspiration. Une très belle découverte, la marque Colombe à Paris que Marie-Charlotte a déniché dans la capitale. Les bijoux de la créatrice Marielle Colombat sont dorés à l’or fin dans l’atelier parisien et se portent accumulés. Boucles d’oreilles confettis, mini créoles à pampilles, petits joncs , le plus dur sera de choisir. Les parfums 137 invitent à la collection et proposent de créer son propre coffret. On mixera  ainsi l’orange amère de Bigarade à l’Osmanthus floral. Petit coup de coeur pour Olibanum que …

virginie caussin

Les ailes de Virginie Caussin, danseuse hors Terre

Les jardins de l’Orangerie accueillaient il y a quelques semaines les pas du Ballet Preljoca…la magie du spectacle hante encore les allées exotiques métamorphosées en scène pour l’occasion. Blanche Neige incarnée par la danseuse Virginie Caussin s’est bel et ben réveillée de son sommeil pour répondre à quelques questions tout en sincérité et transparence. Blanche-Neige, qu’est-ce que ce Conte éveille pour toi? Ce conte éveille beaucoup de souvenirs en moi. Lors d’un spectacle de danse dans mon école en Belgique, le thème était Walt Disney et j’interprétais déjà le rôle de Banche-Neige. Je devais avoir 10-11 ans a l’époque. Et des années plus tard me revoici à danser Blanche-Neige avec le Ballet Preljocaj. Enfant c’était un des contes Disney que je regardais le plus mais sans comprendre son sens. Il y a un côté assez pervers, la jalousie de la belle-mère envers sa belle-fille. C ‘est un conte assez contemporain tout compte fait. On peut remarquer qu’il y a en permanence cette recherche de la beauté et de la jeunesse éternelle. Les femmes ont peur de vieillir et le fait de voir leur propre fille peut les ramener au …

Blanche Neige Angelin Preljocaj Versailles

Blanche Neige par Preljocaj, Ode à la grâce aux jardins de l’Orangerie

Cette année une fois de plus, Angelin Preljocaj interprète le conte de Blanche-Neige. Un ballet à l’air libre qui précédemment investit le bassin de Neptune puis l’Opéra Royal. L’adaptation du conte des Frères Grimm s’est faite cette semaine dans les Jardins de l’Orangerie du Château de Versailles, un lieu emplit de magie, d’exotisme et de voyages et dont le Parterre travaillé accompagna la poésie du ballet durant plus de deux heures consécutives. En se basant fidèlement sur le récit des deux auteurs, le chorégraphe aborde le langage corporel, les énergies, et l’espace dans lequel l’histoire se déploie. Si dans L’Anoure, il avait fait le choix de faire entendre le texte de Pascal Quignard dans la bande-son, ici les Symphonies de Mahler guideront les pas des 24 danseurs. Un conte que le chorégraphe définit comme le lieu d’un Œdipe inversé dont la marâtre est le personnage central du conte. Les décors de Thierry Leproust permettent aux danseurs d’évoluer dans l’espace, de scnéariser les différentes étapes du Conte tout en suscitant des repères pour le spectateur. Le miroir de la reine …