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Hyperbole Courrèges – un parfum d’emphase

Hyperbole parfum Courrèges

Mercredi dernier, l’agence Nicework présentait le dernier-né de la Maison Courrèges : le parfum Hyperbole. Le showroom aux codes empruntés au graphisme des années 70 se métamorphosait en atelier olfactif tenu par Antoine Lee et Jean Jacques – parfumeur chez Takasago, puis en showcase animé par la sculpturale Inna Modja. Enfin, patience exigée pour repartir avec son flacon gravé…

Courrèges c’est avant tout une histoire pop et électrique. L’espace est envahit par des lignes verticales à la couleur plus que signée, il s’emplit d’essences ambigües et insolentes – à la fois féminines et masculines. C’est ce frôlement qui crée la tension du parfum imaginé par les deux créateurs désireux de donner vie à un féminin interdit, non-conventionnel. Deux mois ont permis au duo de concevoir la fragrance avec une carte blanche qui les a littéralement enchantés.

Le dernier parfum signé Courrèges délivre trois accords. Le « tabac est fatal » et s’impose en note de coeur pour diffuser son emprise tandis que le « poivre radieux » chatouille les nez les plus néophytes sur des notes de cardamone et de bergamote. La « crème de tonka » enveloppe et féminise le jus tout en permettant de conserver les caractéristiques propres aux ingrédients présents. Les plus féminines apprécieront la vanille et le patchouli tout en rondeur.

La campagne s’inscrit dans la lignée de la Maison, désinvolte, elle met en scène une femme dont la peau d’un bleu/noir pétrole vibre sur fond orange incandescent. Entre écriture psychédélique et androgynie du corps, le film joue sur les terrains du mystère et de l’audace. Le graphiste -auteur du film et du visuel alors en stage au moment de la conception de la campagne – joue des rythmes et des tensions, tantôt en démultipliant la silhouette, tantôt en usant de la dichotomie. Un travail à la fois moderne, respectant les codes dictés par la grande Maison. Le flacon s’inspire également de ceux réalisés pour le précédents parfums, il reprend l’épure du cube et de la sphère, formes essentielles qui ont marqué les esprit pour La fille de l’air, Emprunte, Eau, In blue, Rose… On notera cette fois la coupe radicale, comme s’il s’agissait d’une tranche, d’un extrait. Le registre est atemporel de simplicité. Un parfum hors du temps et des conventions actuelles, à mi-chemin entre la niche et le commercial. Bien qu’il réponde à une forte demande de jus entêtants au sillage prononcé, on retrouve une singularité propre à la Maison.

C’est sans oublier le nom donné à cette provocation : Hyperbole. Une collection sportwear éponyme avait déjà vu le jour dans les années 70. Dans ce parfum il est question d’emphase, de sur-dimension, d’échelle. Le sillage résonne et s’amplifie pour donner vie à un hyper-féminin  d’huer, d’aujourd’hui et de toujours.

Un nouvel opus dans la légende Courrèges.

 

Hyperbole, eau de parfum  — 72€ les 50ml / 92€ les 100ml

Disponible du 1er au 15 octobre en avant-première sur les lignes Air France, dans les aéroports et sur le site Courrèges.

 

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